Cent ans d’Olympe Bhêly-Quenum : la mémoire vive de la littérature béninoise
Le 20 septembre 2026 marque le centenaire d’Agblo Tchicoto Olympio Quenum alias Olympe Bhêly-Quenum, monument des lettres béninoises. Né à Ouidah en 1926 du sang d’une prêtresse vodùn, notamment d’une famille illustre et neveu de Kojo Tovalou Houénou, il grandit dans un univers vibrant de traditions culturelles et d’humanisme profond. Cet ancien professeur, diplomate à l’Unesco et directeur de journaux panafricains a fait de la plume son arme et son refuge.
De Un piège sans fin (1960) à Les Appels du vodou (1994), en passant par Le Chant du lac (1965, Grand prix littéraire d’Afrique noire), son œuvre tisse un pont magistral entre spiritualité ancestrale et rationalité moderne. Figure tutélaire de la littérature africaine, il a élevé les cosmogonies locales au rang de récits universels.

Célébrer ce centenaire dépasse le simple hommage : c’est réaffirmer le rôle fondamental de la culture dans nos sociétés et inviter la jeunesse à suivre cette exigence littéraire. Alors qu’il confiait autrefois espérer l’aide divine pour rédiger Les Amazones du Roi, son parcours séculaire résonne aujourd’hui comme une promesse d’éternité créative. Hommage à un bâtisseur de mémoire et de lumière.
Sessi TONOUKOUIN
